Qui je suis
J’ai toujours aimé l’Histoire et les vieilles pierres. Alors j’ai fait un doctorat d’Histoire et Civilisation de l’Antiquité portant sur le repas en Gaule romaine (on a toujours besoin de connaître ses racines) : j'ai cherché à savoir ce que la conquête romaine avait modifié dans les habitudes alimentaires et les manières de table des habitants de la Gaule.
Cette formation m’a apporté de solides connaissances et une façon de réfléchir utiles dans de nombreux domaines. Elles m'ont permis de travailler ensuite à la transmission auprès de publics en difficulté, et aux moyens de les rejoindre. Cela m’a été fort utile auprès de ma maman que j'ai accompagnée pendant 7 ans : elle avait d'importantes déficiences cognitives.
Parmi mes meilleurs souvenirs d’enfance, on trouve toutes les fois où je me suis glissée dans les visites de ma sœur, conférencière au château de Versailles. J’aimais ces moments où je voyais presque le roi et sa cour déambuler dans les jardins, Louis XV dans les appartements de Mme du Barry… Je suis bien plus sensible à l’architecture qu’à la sculpture ou la peinture, sans doute parce qu’un plan ou une élévation me parle du quotidien des personnes pour lesquelles ils ont été créés.
Rejoindre l’autre pour mieux le connaître, et pour cela utiliser des outils adéquats, voilà ce que l’histoire et l’archéologie ont imprimé en moi.
Ma thèse est consultable à l'Institut européen d'histoire et des cultures de l'alimentation à Tours : Marie-Caroline Jaillet, Le repas en Gaule à l'époque romaine. Réflexion sur la romanisation à travers la table, Paris Sorbonne, Paris 4, 2001. Publiée en 2017 par l'Atelier national de reproduction des thèses à Lille.